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Ouvert en 2005 avec pour thématiques le marketing et la publicité, il a évolué pour traiter aujourd'hui de l'entrepreneuriat.

Je me suis lancée dans cette aventure en créant en janvier 2010 KALIOSHKA, agence spécialisée dans les réseaux sociaux et le management de communautés.

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Anne Claire CODORNIOU

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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /2010 19:52
- Publié dans : Entrepreneuriat

basprix

 

Je pousse régulièrement des coups de gueule contre les freelances et entrepreneurs qui « cassent » les prix pour avoir des clients à tout prix.

 

Le cas des autoentrepreneurs est très particulier puisqu’au delà de casser les prix ils ne peuvent pas aller au dessus d’un certain chiffre d’affaire (32K€ de CA, pas de bénéfice, pour les prestas de service).

Cela veut donc dire que s’ils veulent garder le statut autoentrepreneur ils doivent faire un maximum de 32 K €,  au delà ils doivent changer de statut.  (ce qui est pour moi complètement aberrant, se dire entrepreneur en se limitant à un certain plafond  … ) – autant dire que je connais peu d’autoentrepreneurs qui peuvent réellement vivre de leur activité – en tous cas pour ceux étant à Paris et payant un loyer !

Bref, là n’est pas le débat.


Je ruminais contre ces autoentrepreneurs  (& co)qui en cassant leurs prix abimaient la profession (comment penser qu’en proposant des opérations à prix bradés on ne passe pas pour un amateur ?!)


Mais depuis quelques temps je vois des agences s’y mettre également et ça, c’est beaucoup plus inquiétant.

Ils s’attaquent à des clients déjà « en main » en proposant des tarifs plus que compétitifs, veulent gagner ou récupérer des clients à tout prix et n’hésitent pas à baisser leur culotte (je m’excuse pour la prose mais c’est ce qu’il y a de plus parlant).


Ils équilibrent en cumulant des opérations sur lesquels ils travaillent à perte -ou tout juste rentables- avec des opérations pour lesquelles ils se servent bien comme il faut.


Lorsqu’un prospect me met en compétition avec d’autres agences et me dit que j’ai des tarifs « dignes d’une agence » ou « sensiblement plus cher » je dois me justifier : ça n’est pas parce que je me lance que mon savoir-faire est moins cher, ça n’est pas parce que je n’ai pas 10 ans derrière moi que le temps que je passe à travailler sur un dossier doit être moins important.

Alors oui, je n’ai pas de bureaux sur les Champs et je n’ai pas une secrétaire, une comptable, une DRH, un manut, mais je n’ai pas non plus fait de levée de fond me permettant de faire du bénévolat ou de prendre mon métier comme un agréable passe temps.


D’autant que généralement les clients sont beaucoup plus exigeants avec un jeune entrepreneur : impossible de partir 2 jours en coupant toute connexion, ils comprennent parfois difficilement qu’on peut aussi être en rdv toute une journée avec un autre client / un prospect.

Il faut leur être entièrement dédié. Dans le management de communautés cette disponibilité est indispensable et même en étant en agence je suivais mes clients, difficile de se faire remplacer sur plusieurs dossiers en cours, ça fait partie des aléas du métier. Cette exigence de la part du client ne me gêne pas,  c’est le métier… Est-ce qu’on comprendrait qu’un chirurgien  ne reste pas à l’hôpital alors que des ambulances déversent des patients ou qu’il refuse de prêter main forte s’il assiste à un accident sur son lieu de vacances ? Bien évidemment il ne s’agit pas de la même chose, mais si on remplace le CM par le chirurgien, les ambulances par des articles très négatifs sur les blogs et l’accident par des attaques sur Facebook, on arrive à comprendre qu’il y a des urgences et que cela fait partie du métier …


Pour avoir de belles références des agences cassent leurs prix, et à côté de cela, ils cherchent des gros comptes pour pouvoir faire tourner la machine. Ils ajustent leurs budgets en fonction de leurs envies d’acquérir un nouveau client …


Certaines marques me font rêver et je serais très fière de travailler avec elles, mais je ne pourrais pas casser mes prix pour les avoir. J’ai déjà du refuser de travailler avec certaines marques pourtant très intéressantes parce qu’elles me demandaient de diviser mes devis par 2 ou par 4 et sous évaluaient le travail demandé.
D’un autre côté, mes clients ne prennent pas forcément le presta le moins cher, j’ai parfois été « sélectionnée » alors que les devis d’autres agences / freelances étaient 2 voire 3 fois moins cher.


Alors c’est certain, sur le coup, c’est rageant de voir ces agences perdre toute forme de dignité, mais sur le long terme, je suis sure que ça ne porte pas ses fruits.


Et puis … avoir un peu de fierté ne fait pas de mal !

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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 18:52
- Publié dans : Entrepreneuriat

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Quand tu es « à ton compte » tu gères ton temps comme tu veux …

Moi aussi j’y croyais, aux we de 5 jours, aux après-midi à la cool, aux vacances longue durée … Mais en fait, pas du tout, je n’ai jamais eu aussi peu de temps pour moi. Tout simplement parce que le vrai maitre du temps, c’est le client, pas le patron, la DRH ou le directeur.
Et comme le client est roi et encore plus quand on en est aux débuts d’une activité, s’il faut bosser toute la nuit, le dimanche, ou les jours fériés, il faudra le faire. Alors non, être son propre patron, ça ne permet pas d’avoir plus de temps libre !

 

Quand tu as ta boite, tu n’es pas obligé de rester à Paris …

Là aussi, je m’y voyais, dans le Sud, une maison en pierre, un bureau dans une chambre au deuxième … Mais non, je ne vois pas comment sortir de mon petit appartement parisien avant quelques années, à moins que mes clients migrent tous avec moi, ce dont je doute très fortement. Oui je travaille sur Internet, mais ça n’empêche, le client qui te paie, il veut te voir, et pas une fois tous les 2 mois ! La majorité des blogueurs avec qui je travaille est à Paris, là aussi ça nécessite d’y être. Donc non, pour le moment, pas de déménagement.


Et comme il ne faut pas voir que le côté obscur … 


Quand tu montes ta boite, tu ne peux pas avoir de « gros » clients.

J’y croyais dur comme fer, jamais un grand groupe ne ferait confiance à une petite nana qui monte sa boite / qui vient de la monter / qui n’a pas 10 ans  d’expérience. J’étais persuadée qu’il faudrait que je reprenne tout à zéro, que mes clients en agence ne me suivraient jamais. Et bien là encore, grosse erreur ! Quand je leur ai dit que je partais pour monter ma propre structure ils m’ont suivi, et le dossier est passé, je travaille pour 2 grands groupes multinationaux, ils font confiance à une fille de moins de 30 ans qui vient de monter sa boite. Et ça, c’est tellement rassurant qu’il faut que ça se sache ! On n’a pas besoin d’attendre 10 ans pour travailler pour des grands groupes et des marques « connues », on n’est pas obligé de travailler gratuitement pour se faire quelques références, tout l’inverse de ce que je pensais avant de franchir le pas !

 

Monter sa boite c’est le parcours du combattant

 

Là, je pense avoir eu beaucoup de chance … Mais à mes différents rdv Pole Emploi je suis toujours tombée sur des personnes ultra compétentes qui m’ont très bien guidée. On peut monter sa boite et toucher une indemnité du Pole Emploi pendant plus d’un an, ce qui permet de provisionner et du coup d’avoir de l’argent de côté pour une rémunération en 2èmeannée. On peut donc monter sa boite sans être obligé de retourner vivre chez ses parents ou de manger des pates pendant 1 an. C’est un sacré confort, ça facilite tout, du coup les embuches sautent, on prend finalement peu de risques …

La mairie, la chambre de commerce, les associations, les soutiens et les formations sont nombreux, gratuits souvent, il faut en profiter. Certains entrepreneur retraités aident les « ptits jeunes » à se lancer, on est loin des connaissances théoriques, on peut rencontrer des personnes vraiment expérimentées et compétentes qui vous tendent la main …

 

Quand tu montes ta boite, tu te fais attaquer par les plus gros / plus vieux

 

C’est arrivé, et ça arrivera encore je pense … l’arrivée d’un nouveau concurrent n’est pas une bonne chose et certains tentent de récupérer les budgets, ils chassent les clients. En soit, c’est normal, ça n’est pas le pays des Bisounours, mais là encore, la confiance accordée par les clients compte énormément et on se  sent comme protégé et soutenu par certains, ça fait du bien et ça permet de rester concentré sur son travail.

 

Alors oui, j’ai certainement eu de la chance dans mes démarches et j’ai des clients vraiment sympas, honnêtes, fidèles, mais quand même, je pense qu’on entend beaucoup trop souvent des discours négatifs sur l’entrepreneuriat …

Mais si, finalement, ça venait de celles et ceux qui cherchent des excuses pour ne pas se lancer ?!

Il y a toujours de bonnes raisons de ne pas tenter, mais elles ne sont pas forcément là où l‘on croit, il ne faut pas se faire freiner par des discours alarmistes, mieux vaut le voir pour le croire ! ;-)

 

 

 

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Samedi 5 juin 2010 6 05 /06 /2010 16:46
- Publié dans : Entrepreneuriat

Je suivais le blog de Marie Deseuche depuis quelques temps, elle suivait le mien, on a commencé à discuter par commentaires interposés, via Twitter et un jour  elle me propose de répondre à la série d'interview au féminin qu'elle publie sur son blog.


Peu après, on se rencontre et pendant près de 2 heures on partage nos expériences, un bon moment passée entre entrepreneurEs.


Marie a un très beau projet de création d'entreprise qu'elle prépare avec minutie, j'admire son investissement, je n'ai pas été aussi pointilleuse !

Je lui raconte mon parcours, elle me raconte le sien, je lui parle des embuches et des petites joies du quotidien, elle me fait part de son projet, bref, une très belle rencontre !


L'interview est maintenant en ligne, vous pouvez la trouver ici : 

   INTERVIEW AU FEMININ – Anne Claire Codorniou – KALIOSHKA

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Un grand merci à Marie, et je vous conseille de suivre de près son blog, une mine d'informations et de partage d'expériences !

Vous pouvez également retrouver Marie sur Twitter 

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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /2010 19:45
- Publié dans : Entrepreneuriat

 

Vous êtes une femme, vous avez créé ou vous voulez créer votre entreprise, rendez-vous le 29 mai à Paris pour le BarCamp Femmes Entrepreneurs !


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Les femmes représentent seulement 30% des entrepreneurs en France, ce chiffre me chiffonne, je sais qu'au parcours du combattant traditionnel s'ajoute le fait d'être une femme (et donc potentiellement une mère, et tout ce que cela engendre) mais je sais aussi qu'il existe de nombreux regroupement de femmes entrepreneurs, comme de mamans entrepreneurs, je vois bien autour de moi que les femmes sont nombreuses à en avoir l'envie mais à ne pas oser franchir le pas.

Ce BarCamp est une excellente occasion de se rencontrer et d'échanger sur toute cette aventure.


Rendez-vous donc le 29 mai !


Qu'est-ce qu'un BarCamp ? 

Un BarCamp est une "non-conférence" ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp.


Thème

Mes TIC au féminin : expériences, témoignages, usages de femmes entrepreneures utilisant les TIC,  faisant le web, déployant des modèles alternatifs ou  ré-inventés.


Axes possibles de réflexion, d'actions de partage :  le collaboratif, c'est  quoi?,  Mom-entrepreneures et TIC, vendre en ligne, le BestOf des outils ou plateformes, parité/altérité : TIC ca change quelque chose?, Modèle de gestion  alternatif ou conventionnel... Pas de sujets imposés, vous proposez...;) 


Entrepreneur/Entrepreneure : "Celui, celle qui fait métier d’entreprendre un travail de construction, de terrassement ou de quelque nature que ce soit, quelque service destiné au public."


Deux principes clés  :

- Pas de spectateurs

- Tous participants


Pour plus d'informations, pour voir les participantes et pour vous inscrire, rendez-vous ici http://barcamp.org/Barcamp-Femmes-Entrepreneurs et sur la page Facebook dédiée : http://www.facebook.com/event.php?eid=123774017633356&ref=mf



 

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Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /2010 17:04
- Publié dans : Entrepreneuriat

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Dans le parcours du combattant – ou presque- pour créer mon SARL j’ai échappé de peu à une catastrophe, à cause du statut autoentrepreneur que j’avais en étant salariée pour percevoir des revenus complémentaires.

Lorsque vous créez votre entreprise, vous pouvez bénéficier de l’ACCRE, exonération de charges sociales pendant un an, autant dire, une aide plus que précieuse !

Le problème, c’est que si vous avez le statut autoentrepreneur, vous êtes considéré comme un créateur d’entreprise et donc si vous voulez créer une vraie structure par la suite, vous ne pourrez, en théorie, pas bénéficier de l’ACCRE.

C’est ce que m’a appris, la bouche en cœur, un conseiller Pole Emploi : « Vous êtes autoentrepreneur ? Vous ne pouvez pas bénéficier de l’ACCRE puisque vous avez déjà créé votre entreprise ».
Autant dire que ce jour là, je me suis un peu effondrée et que tout me paraissait beaucoup plus compliqué !

Voyant qu’il avait fait preuve d’une délicatesse hors norme, et quelque peu excédé de mon insistance, il s’attarde sur mon cas : je n’ai pas déclaré de revenus en autoentrepreneur et suis prête à faire une croix sur les quelques 1.500 Euros en attente de règlement et donc, de déclaration.

Il fallait très vite que je demande à être radiée, ce que j’ai fait illico.

Le « conseiller » m’a dit qu’il ne me « dénoncerait » pas et me laissait donc une chance de pouvoir bénéficier de l’ACCRE.

Au final, c’est bon, j’ai l’attestation me disant que je bénéficie de l’ACCRE, mais je n’étais vraiment pas rassurée et je me dis que si je n’avais pas insisté et légèrement harcelé ce « conseiller », j’aurai pu avoir de sérieux problèmes (à la réunion nous étions 4 dans le même cas et j’ai été la plus insistante – étonnant ?!- et finalement la seule à pouvoir bénéficier de l’ACCRE.)

Comme quoi, avoir un sale caractère peut vraiment faciliter les choses – parfois !

 

 

 

 

 

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Dimanche 28 mars 2010 7 28 /03 /2010 23:25
- Publié dans : Entrepreneuriat

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La question qu’on me pose très souvent depuis que j’ai « annoncé » que je me lançais dans l’entrepreneuriat, c’est « Alors, tu arrives à t’imposer un rythme ? ».
(l’autre question « Alors tu te lances avec qui ?!" arrive aussi dans le trio de tête, j’en reparlerais plus tard !)

S’il est vrai que l'idée de travailler la nuit et dormir le jour était tentante (j’ai toujours mieux travaillé le soir et la nuit), en réalité, le rythme s’est plutôt imposé à moi.

 

Dans mon travail, je suis en contact avec mes clients et avec les blogueurs.
2 « catégories » de personnes qui ont un rythme bien différent !

 

Mes clients sont plutôt du matin, les blogueurs sont plutôt du soir et du week-end.

Je sais que si je me couche a 4h je risque d’être réveillée à 9H par des clients alors rapidement, le rythme s’est imposé !

J’essaie de caser mes rdv pro le matin (clients, administration), quelques déjeuners blogueurs ou perso le midi, l’après-midi je me concentre sur les projets pour mes clients, et à partir de 18H, échanges blogueurs.

De 23h à 2h du matin en semaine et le week-end, j’avance sur ce qui me demande plus de concentration, les recos, le rédactionnel.

Alors forcément, si on fait le calcul, couché 2h, réveil 7h30 en semaine, 9H le week-end, ça ne fait pas beaucoup de temps pour me reposer ou me décontracter. Pas assez en tous cas !

Ce dernier mois a été particulièrement difficile puisque j’ai finalisé le « montage » de mon SARL et que j’ai eu mon 1er événement à organiser.

Aucune place pour du temps « à moi », j’ai été la reine des annulations de rdv perso/soirées/déjeuners à la dernière minute. Pour mes proches, j’ai disparu de la circulation quelques semaines généralement ils comprennent, mais ça n’est pas toujours facile !

Heureusement, mon plus fidèle supporter a lui aussi son entreprise, il sait donc ce que c’est et ne tiens pas rigueur de mes petits coups de gueule et sautes d’humeur !

Pour résumer, le mois de mars a été difficile mais doublement réussi : Kalioshka est officiellement enregistré au RCS et mon 1er événement s’est très bien passé, de beaux projets à venir et de toutes façons, maintenant que le Tribunal de Commerce connaît Kalioshka, il va bien falloir que je multiplie les projets ! ;-)

Et puis, quelle satisfaction après ce 1er événement, ou en découvrant sur le site Infogreffes que Kalioshka existe « pour de vrai », ça compense, ça rebooste et je suis prête à repartir sur ce rythme de folie !
 

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