Je suis Caractérielle

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 12:22
- Publié dans : Entrepreneuriat

Les Temps modernes

Je savais en me lançant dans cette aventure qu'il allait y avoir des hauts et des bas. Je le savais, on me l'avait dit, je l'avais lu, bref, je ne pouvais pas ignorer tout ça. N'empêche, que quand le "bas" arrive, et que tu es toutes seule derrière ton écran ou face à une administration récalcitrante, et bien c'est autre chose.
Parce qu'il n'y a pas une collègue pour te rattraper, et les seuls messages de soutien sont "tu vas y arriver, je te fais confiance" et ça, ça n'est pas vraiment du soutien.
Cela voudrait dire que si on y arrive pas, on décevrait tout le monde. Autant dire que ça colle une pression supplémentaire !
Et à contrario, ça voudrait, dire, si ça marche, que finalement on a peu de mérite puisque tout le monde savait qu'on allait réussir.
Et bien non, moi je veux profiter de ma réussite si c'est le cas, et si je me plante, je pourrais me dire que non, je n'ai pas été capable de le faire. Et ça ne sera que de ma faute.

Bref, j'ai connu une petite traversée du désert, l'impression que rien n'avançait, que rien n'allait dans le bon sens, que je stagnais.

Mais de l'autre côté, quand ça avance, ça avance vraiment, ou du moins, j'ai l'impression de passer certaines étapes et en tire une certaine satisfaction.

Comme par exemple trouver le nom de ma structure. Ça parait simple, on se dit que ça va venir tout seul, qu'un matin, paf, l'idée sera là et qu'on saura que c'est la bonne. Oui mais quand les matins se multiplient et que les idées ne viennent pas (enfin, les idées, si, mais l'idée qui n'est pas déjà prise, c'est autre chose !)

J'avais trouvé mon nom il y a quelques semaine, le nom qui s'imposait, comme on m'avait dit "on sait que c'est celui là, on sait que c'est le bon".
Oui, mais non, s'il est déjà pris, déposé, qu'un nom de domaine est déjà pris, c'est foutu, on repart à zéro.

J'ai croisé les doigts en étant sur le site de l'INPI, en tapant des noms de domaine, en faisant des recherches à droite à gauche. J'ai attendu fébrilement les retours des amis que je sollicitais pour avoir leur avis sur ma trouvaille.
Et puis un jour, effectivement, PAF, il m'est tombé dessus.

Enfin, tombé, façon de parler ...
Je lai créé de toute pièce mon nom, savant mélange de lettre alignées, un scrabble nouvelle génération.
Des intonations qui me plaisent, des lettres qui s'accordent, qui sont exploitables graphiquement, j'ai le nom de mes rêves.
Donc une belle étape déjà, mon nom.
Ensuite, petite satisfaction en déposant le .com et le .fr
Rebelote en déposant le formulaire INPI.
Re-rebelote en envoyant le formulaire de demande de "désinscription" du régime des auto entrepreneurs.

Et d'un coup, rien qu'avec un nom, tout devient concret.
Je peux avancer sur le dépôt des statuts, je peux prévenir mon propriétaire que mon appartement va devenir le siège social de MON entreprise, je peux créer une identité à ma structure, charter mes présentations, bref, c'est du concret et ça fait un bien fou.

Alors voilà comment, d'un coup d'un seul, j'ai compris : la machine est lancée, et moi, je suis au volant !

Et pour mon nom, je vous le dis très vite, le temps à l'INPI de prendre connaissance et d'admirer cette belle trouvaille ! ;-) 
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /2010 17:51
- Publié dans : Entrepreneuriat
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Depuis que je ne fais plus partie d'une entreprise mais que j'ai pour projet d'en créer une, je découvre un tas de trucs, apprend dans tous les sens, suis régulièrement confrontée à de bonnes/mauvaises/drôles de surprises, mais pour le moment, une chose me pose vraiment problème, c'est de parler de mon projet.

Déjà, quand on me pose la fameuse question "Et toi, tu fais quoi dans la vie?" ou ses variantes "Et toi, t'es dans quel domaine ? " "Et alors, t'en es ou maintenant ?", j'ai du mal à savoir quoi répondre.
"Monter sa boite" "Créer son entreprise", "Entreprendre", "Monter son biz", ça ne ma plait pas. 

Soit trop pompeux (parler de biz, ca fait vraiment genre "il y a ceux qui font du biz, et les autres", je n'aime pas du tout)
Soit trop prétentieux. Je vais essayer de monter ma boite, et évidemment tout faire pour que ça marchee. Dans un an, si tout marche bien, je pourrais dire "j'ai monté ma boite", mais en attendant c'est un travail de longue haleine qui m'attend ... Et je sais que le chemin va être semé d'embuches !
Soit trop flou. Je connais mon métier, et je veux créer ma structure.
Ca n'est pas créer une entreprise à tout prix, je ne suis pas Géo Trouvetout, je ne recherche pas une idée à exploiter, je veux faire de mon métier une prestation de service, je n'ai pas d'idée révolutionnaire, pas de baguette magique, je veux juste faire les choses à ma façon et non pas suivre des directions / des objectifs auxquels je n'adhère pas.


Pour le moment, j'ai des clients, beaucoup d'opérationnel sur la planche, du coup moins de temps que prévu pour toutes les démarches de création, alors c'est bien, évidemment, d'avoir déjà des clients et de devis signés / des bons de commande, c'est plus confortable, c'est très rassurant,  mais j'appréhende vraiment les démarches et les échanges avec les administrations pour la partie création. Je n'ai pas envie que ça m'empêche d'avancer, mais les démarches, c'est pas trop mon truc à la base et j'ai l'impression de devoir décaler, reporter toutes ces démarches. J'ai tendance à reporter à plus tard ce qui m'intéresse moins mais là, même si c'est le mauvais côté de la création d'entreprise, je sais que je dois le faire au plus vite ...
Sauf que ça ne se monte pas seul une entreprise, on a besoin de conseils, des administrations, d'un comptable, d'un webmaster et même si on dirige le tout, il y a parfois comme des poids desquels on aimerait pouvoir se délester au plus vite !

Mes premiers rendez-vous pour ces démarches sont calés pour fin janvier, ça ne va pas assez vite à mon goût, mais c'est ça de se lancer, apprendre la patience. 
Attendre les retours des administrations, tenir le même discours à 10 interlocuteurs différents, mais de la même administration, attendre des retours, faire le tri entre les informations contradictoires, tenter d'équilibrer les tableaux, bref, pour le moment, je dirais que moi, dans la vie, pour le moment, j'apprends la patience.

Avant de passer la seconde, évidemment ! :-)






 
 
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 18:15
- Publié dans : Entrepreneuriat
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Quand j’ai commencé à annoncer mon projet autour de moi, j’ai eu droit à une multitude de réactions, bonnes et moins bonnes, en voici quelques unes …

 

« T’as de la chance !!! »

Alors si on estime que oui, on a trouvé sa voie et qu’on a le courage de se lancer, je suis d’accord. Par contre, il ne faut pas oublier certains éléments. Déjà mes revenus vont baisser, je retombe à peine plus que ce que j’avais à mon premier emploi. -700 Euros net. Ca va faire mal, je ne partais pas non plus de très loin. Ca veut dire revoir tout un tas de trucs au quotidien.

Aucune agence immo ne veut louer à quelqu’un qui n’a pas de fiche de paie, aucun banquier ne veut prêter de l’argent à quelqu’un dans une situation si instable.

J’ai le choix entre payer une mutuelle au prix fort ou prier Jésus-Marie-Joseph pour que rien ne m’arrive. N’étant pas née sous la meilleure étoile, j’ai choisi la première solution …

Donc bon, avant de voir « liberté, plus de patron, on gère son temps comme on veut » il faut garder tout ça à l’esprit.

 

«  A 27 ans, tu te lances ?! »

C’est vrai que si on regarde les statistiques, je suis plus dans la période mariage/1er enfant/achat d’appartement. Et oui, pour le moment, ma priorité est mon épanouissement professionnel. Ca n’empêche que j’ai certains projets personnels mais celui qui partage ma vie est aussi entrepreneur, alors nos projets ne sont évidemment pas les mêmes que ceux d’un couple plus « standard ». Et puis mon projet, c’est un vrai bébé, il faut que je m’en occupe tout le temps, il fait rarement ce que j’attends de lui, il me réveille la nuit, je passe des heures à le veiller, à le regarder grandir, il est au cœur de beaucoup de discussions et je veux pour lui le meilleur.

Plus jeune, je n'étais pas prête, comment envisager de gérer une entreprise quand on a à peine fait partie d'une entreprise ?! Comment être crédible face à un propspect quand on a uniquement des stages à son actif ?

Et puis dans tout ça, je reste une fille / une femme, je sais que le jour ou je voudrais avoir des enfants ça changera beaucoup de choses, si mon pojet est stable, viable, il faudra que je m'arrange, je sais que ça va être très compliquée, mais je ne voudrais pas faire porter à une éventuelle progéniture la frustration de ne rien avoir tenté. Alors oui, 27 ans, ça me parait la meilleure période !

 

«  Et cette idée, ça t'est venu comme ça ?! »

Non, je ne me suis pas réveillée un matin en me disant que j’allais envoyer valser tout le confort de la vie de salariée. Annoncer à mes anciens patrons que je voulais partir pour monter ma boite a été difficile, en parler à mes proches aussi. Ce sont des nuits entières à y penser, des mois d’incertitude, une obsession quotidienne, des pages grattées, des tableaux remplis, des heures à lire des témoignages d’internautes, des phases de découragement, des phases d’euphorie, il faut apprendre à équilibrer tout ça. Ca n’est donc pas une impulsion !


«  Si tu t’en sens capable, fonce »

Capable de quoi ? De se lancer ? De réussir ? De rebondir ? C’est vaste et confus. Je souffre du symptôme de « la ptite dernière », la petite sœur, la dernière de la famille, entourée de grands, de personnes qui ont réussi leur vie professionnelle alors non, face à tout ça, je ne me sens pas à la hauteur, mais c’est peut-être l’occasion de voir que je ne suis pas que « la petite dernière », que je peux réussir, ou qu’au moins, je suis capable de le tenter. Et puis en agence on est tellement indépendant que mon métier, je le connais, maintenant, la construction et la gestion d’une entreprise, je ne connais pas, mais je vais apprendre !

 

« Tu as un plan B si ça ne fonctionne pas ? »

J’ai été salariée pendant 5 ans, 2 CDI, une poignée de stages, des CDD, je crois que je suis « apte » au travail de salariée. Alors ça sera certainement très difficile, mais si ça ne marche pas je sais que je retrouverais du travail. Peut-être que dans un an je devrais revoir ma copie, que le bilan ne sera pas en ma faveur, mais je pense que personne ne me reprochera d’avoir tenté l’aventure. Peut-être que je devrais trouver un petit job « alimentaire » pour garder le cap, mais en tous cas aujourd’hui je fais tout pour « prévenir plutôt que guérir », et dans 6 mois je prendrais un peu de recul pour voir ce vers quoi je me dirige, en attendant … il y a beaucoup de travail !

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Jeudi 10 décembre 2009 4 10 /12 /2009 00:25
- Publié dans : Entrepreneuriat

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L’une des choses qui me faisait le plus peur à l’idée de me lancer, c’était l’isolement.
Dans un premier temps, me retrouver seule face à mon ordi, chez moi. Passer d’un bureau en agence, d’une équipe, à mon petit bureau posé dans le coin de mon appartement. Le passage de l’open space de 50 personnes au bureau fermé de 4 personnes m’avait déjà fait un très gros choc, alors là, imaginer que j’allais me retrouver désespérément seule, ça m’angoissait.

Et en fait, pour le moment, (ça ne fait que 10 jours vous me direz …) et bien pour le moment en tous cas, je ne sens pas cette solitude.
Déjà parce qu’entre Twitter, Viadeo, Facebook, MSN, les mails et les coups de fil, je ne me sens pas du tout seule. Je jongle entre le pro et le perso, j’arrive à me concentrer, à profiter de ma journée, à tenir un rythme.

Je vois beaucoup plus de monde aussi, forcément, sans impératif d’horaires, je peux caler des rdv quand je veux, quitte à bosser jusqu’à minuit pour rattraper mon retard. Ca ne se résume plus à « entre 13 et 14 dans mon quartier », je peux aller à l’autre bout de Paris pour un déjeuner, je peux caler un rdv à l’improviste sans me dire « J’suis habillée comme une fripouille,  pas de rdv aujourd’hui ».

Je peux aller faire me courses en plein milieu de la journée pour ne pas me retrouver avec tous les costards cravate à 21h au Franprix, je peux prendre le bus pour aller à un rdv …
Bref, je goûte à ce qui s’appelle, je crois, la liberté de l’entrepreneur. Et pour le moment c’est plutôt agréable !

J’ai appris une belle nouvelle aujourd’hui, une grande nouvelle, et un 5 minutes grâce à Twitter, des dizaines de twitts et DM de félicitations. Ca, ça n’arrive pas ou plus quand on travaille en équipe. J’ai connu une agence où on fêtait un nouveau client à coup de champagne, mais j’ai aussi le « Ah ouais ? C’est bien ». 

Alors oui, je pense que mon voisin d’en face doit bien se marrer s’il me voit faire la danse de la victoire toute seule dans mon appartement,  mais bon, il ne peut pas comprendre !

Alors évidemment, c’est le début,  et je sais que je vais bientôt avoir le « blues de l’entrepreneur », mais pour le moment, je profite de chaque petite victoire : un rdv au Pole Emploi qui se passe bien, un mail de soutien, d’encouragements, un coup de fil, des personnes qui reprennent contact, bref, je prends tout ce qu’il y a à prendre et le garde bien au chaud, c’est toujours ça de pris et je tacherais de m’en rappeler quand le blues sera là !

P.S : ce beau bureau, c'est le mien, mais il n'est déjà plus dans cet état, pour me sentir bien et bien travailler j'ai besoin (d'un peu) de désordre !

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